Frise chronologique
1902
Plans dressés par Émile André
Plans dressés par Émile André
1902 (≈ 1902)
Début du projet architectural initial.
1904
Achèvement de l’immeuble
Achèvement de l’immeuble
1904 (≈ 1904)
Fin des travaux de construction.
28 novembre 1996
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
28 novembre 1996 (≈ 1996)
Protection de la façade et toiture.
1er quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction
1er quart XXe siècle (≈ 2025)
Contexte temporel de l’édification.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Émile André - Architecte |
Concepteur de l’immeuble et des ferronneries. |
| Jules Lombard - Commanditaire |
Maître carrier, propriétaire initial. |
| France Lanord et Bichaton - Entreprise de construction |
Réalisateur du béton armé et gros-œuvre. |
Origine et histoire
L’immeuble Lombard, situé 69 avenue Foch à Nancy, est un immeuble de rapport emblématique de l’Art Nouveau nancéien. Conçu par l’architecte Émile André, il fut construit entre 1902 et 1904 pour Jules Lombard, maître carrier originaire de Cousances-les-Forges (Meuse). Les plans furent dressés en 1902, et l’édifice achevé en 1904. L’immeuble se distingue par son utilisation pionnière du béton armé, réalisé par l’entreprise locale France Lanord et Bichaton, concessionnaire du système Hennebique, qui assura également le gros-œuvre.
Émile André, figure majeure de l’École de Nancy, signa personnellement la porte cochère et conçut les ferronneries de l’immeuble. Le projet initial prévoyait un décor floral sur le chambranle de la porte, finalement non exécuté. L’immeuble fut classé Monument Historique en 1996 pour sa façade et sa toiture sur rue, témoignant de son importance patrimoniale. Son style Art Nouveau, marqué par des lignes organiques et une intégration des arts décoratifs, reflète l’influence du mouvement artistique qui fleurissait alors à Nancy.
Commandité par Jules Lombard, cet immeuble de rapport illustre l’essor de ce type de construction au début du XXe siècle, répondant à la fois à des besoins locatifs et à une volonté esthétique innovante. La collaboration entre Émile André et l’entreprise France Lanord et Bichaton souligne l’alliance entre architecture et techniques modernes, caractéristique de l’époque. L’immeuble reste aujourd’hui un exemple significatif du patrimoine architectural lorrain, lié à l’âge d’or de l’Art Nouveau.